Signification
Il ne faut pas se réjouir d’une réussite ni faire de projets fondés dessus avant qu’elle ne se soit réellement produite.
La mise en garde porte sur le moment précis : ce n’est pas l’espoir ou l’optimisme qui pose problème, mais le fait de traiter un gain futur et incertain comme déjà acquis, ce qui expose à la déception ou au ridicule.
Origine
L’expression a été popularisée par Jean de La Fontaine dans sa fable « L’Ours et les deux compagnons », mais elle existait déjà au Moyen Âge sous une forme plus simple, « vendre la peau avant qu’on ait la bête » — un chasseur vend par avance la fourrure d’un animal qu’il n’a pas encore attrapé. Cette image de l’ours domine en français comme en espagnol, ce qui suggère une tradition populaire européenne parallèle à celle de la volaille utilisée en anglais et en russe, plutôt qu’une traduction d’une langue à l’autre.
Exemples
Je sais que l’accord semble sûr, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
Elle a déjà réservé la salle pour la fête, vendant la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
On est en tête dans les sondages, mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
A : « Donc le contrat est pratiquement dans la poche ? » B : « Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »
Questions fréquentes
Que signifie « Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué » ?
Il ne faut pas se réjouir d’une réussite ni faire de projets fondés dessus avant qu’elle ne se soit réellement produite.
La mise en garde porte sur le moment précis : ce n’est pas l’espoir ou l’optimisme qui pose problème, mais le fait de traiter un gain futur et incertain comme déjà acquis, ce qui expose à la déception ou au ridicule.